Voyager seul à Bali : le guide complet pour un premier trip en solo

Image de Arnaud Joly
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Bali reçoit plus de six millions de visiteurs étrangers par an, et une part croissante d’entre eux voyage sans accompagnement. L’île indonésienne a de quoi rassurer pour un premier voyage en solo : infrastructures touristiques solides, coût de la vie bas, anglais parlé partout et une communauté de backpackers présente toute l’année. Il reste qu’un départ seul, à douze heures d’avion de la France, ça se prépare. Voici l’essentiel avant de réserver votre billet.

Choisir sa période et sa base

Bali n’est pas une carte postale figée. La saison sèche, d’avril à octobre, donne les meilleures conditions, alors que de novembre à mars les averses et les coupures d’électricité reviennent souvent. Le sud de l’île (Canggu, Seminyak, Uluwatu) rassemble les cafés, les spots de surf et la vie nocturne. Ubud plaira davantage à celles et ceux qui cherchent rizières, yoga et un calme tout relatif. Les récits publiés sur ce blog rappellent que le fameux « Paradise Syndrome » guette les nouveaux arrivants : on idéalise l’île, puis on se heurte au trafic, à la bureaucratie ou à un certain isolement social. Mieux vaut arriver lucide qu’euphorique, surtout pour un premier séjour en solo.

Budget et formalités : les ordres de grandeur

Un voyageur seul ne partage ni la chambre, ni le taxi, ni le scooter. C’est le principal surcoût du solo, largement absorbé à Bali par des prix bas. Le visa on arrival électronique coûte environ 500 000 roupies (une trentaine d’euros) pour 30 jours, prolongeable une fois. Depuis 2024, une taxe touristique d’environ 150 000 roupies s’ajoute à l’arrivée.

PosteBudget quotidien indicatif
Dortoir en auberge8 à 15 €
Chambre privée / guesthouse20 à 40 €
Repas dans un warung local2 à 4 €
Location de scooter4 à 7 €
Assurance voyage (par jour)1,50 à 3 €

Se déplacer et rester en sécurité à Bali

Le scooter est le moyen de transport dominant. C’est aussi la première cause d’accident chez les touristes. Sans permis de conduire international, vous êtes en infraction et, surtout, votre assurance peut refuser toute prise en charge. Or une hospitalisation dans une clinique internationale comme BIMC grimpe vite à plusieurs milliers d’euros.

  • Souscrivez une assurance qui couvre explicitement la conduite de deux-roues.
  • Portez toujours un casque, même pour deux kilomètres.
  • Passez par les applications de VTC (Gojek, Grab) pour les trajets de nuit.
  • Retirez de l’argent aux distributeurs des banques et non dans la rue.
  • Partagez votre itinéraire avec un proche et gardez une copie numérique de vos documents.

Les courants marins sont l’autre risque que l’on sous-estime : les plages de Kuta, Canggu ou Uluwatu génèrent des baïnes puissantes. Nagez uniquement dans les zones surveillées par les maîtres-nageurs, et renoncez sans regret quand le drapeau est rouge.

Ne pas rester seul très longtemps

C’est le paradoxe balinais : rester isolé demande presque des efforts. Les auberges de Canggu et d’Ubud organisent des sorties collectives, les cours de surf et les écoles de yoga créent des liens en quelques heures, et les espaces de coworking du sud de l’île rassemblent des centaines de nomades numériques venus du monde entier. Les excursions partagées vers le mont Batur, Nusa Penida ou les cascades du nord sont souvent le point de départ d’un petit groupe qui tiendra quelques jours. Attention quand même au piège de la « bulle expatriée » : apprendre quelques mots de bahasa indonesia, respecter les codes vestimentaires dans les temples et s’intéresser sincèrement à la culture balinaise change complètement la nature du séjour.

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