Auberges de jeunesse : pourquoi je ne pars plus jamais seule sans elles

Voyageuse seule discutant avec d'autres voyageurs dans la cuisine commune d'une auberge de jeunesse
Image de Claire Chabaute
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Quand j’explique que je voyage seule depuis des années, une question revient toujours dans les messages que vous m’envoyez : « Mais tu ne te sens pas seule ? » Je comprends l’inquiétude, je l’ai eue moi aussi avant mon premier vrai départ, sac sur le dos et personne à côté de moi.

Avec le recul, j’ai fini par comprendre une chose simple : la solitude en voyage ne dépend presque jamais de la destination. Elle dépend d’un détail qu’on néglige trop souvent, celui de l’endroit où l’on pose son sac le soir. Et pour moi, ce détail porte un nom : l’auberge de jeunesse.

L’essentiel à retenir

  • L’auberge de jeunesse est le meilleur allié contre la solitude en solo : les espaces communs créent des rencontres naturelles.
  • Pour une première fois, on privilégie une grande ville sûre et bien desservie, comme Londres.
  • On choisit une auberge proche d’une station de transport, dans un quartier vivant mais pas exclusivement nocturne.
  • Trois réflexes qui changent tout : des bouchons d’oreilles, un casier pour ses affaires, et oser le premier mot.
  • C’est aussi l’hébergement le plus économique quand on n’a personne avec qui partager une chambre.

Le soir où l’auberge a changé ma façon de partir seule

Pendant longtemps, je réservais sagement des chambres d’hôtel. Pratique, confortable, et d’une tristesse infinie quand on se retrouve à dîner seule devant la télévision d’une chambre sans âme. Ma toute première nuit en dortoir, je l’ai abordée à reculons, persuadée de ne pas fermer l’œil. Vingt minutes après avoir posé mon sac, je discutais déjà dans la cuisine commune avec une Australienne et deux Allemands, autour d’un plat de pâtes improvisé. Personne ne s’était présenté formellement, la conversation s’était nouée toute seule, comme c’est presque toujours le cas dans ces lieux.

C’est exactement ce que raconte Quentin, l’ancien étudiant de l’université londonienne UCL qui anime le blog bonjourlondres.com. Quand je l’ai découvert en préparant un de mes séjours, j’ai retrouvé le constat que je fais à chaque voyage : « Faire de nouvelles connaissances lors d’un voyage à l’étranger est toujours un réel plaisir, encore plus si vous voyagez seul. » Difficile de mieux résumer ce qui se joue le premier soir, quand on choisit le dortoir plutôt que la chambre fermée.

Hôtel ou auberge de jeunesse : que choisir en solo ?

Les deux ont leur place, mais ne répondent pas au même besoin. Voici comment je les départage quand je voyage seule.

CritèreHôtelAuberge de jeunesse
RencontresRares, ambiance impersonnelleFaciles, espaces communs propices
Budget en soloPlein tarif d’une chambreLit en dortoir, nettement moins cher
Intimité et calmeÉlevés, chambre privéeVariables selon l’auberge (dortoir partagé)
RepasRestaurant ou room serviceCuisine partagée, économies à la clé
Idéal pourQui cherche confort et tranquillitéQui veut rencontrer du monde en solo

Mon premier vrai test grandeur nature : Londres

Pour une première expérience d’auberge en solo, je conseille toujours une grande ville sûre, bien desservie et où l’on se débrouille dans la langue. Londres cochait toutes les cases, et c’est là que j’ai vraiment pris le pli. Avant de partir, je me suis appuyée sur le blog de Quentin, déjà cité plus haut, pour me repérer dans les quartiers et comprendre la logique des transports. C’est le genre de ressource qu’on recommande à une amie, parce qu’elle est écrite par quelqu’un qui a réellement vécu sur place et pas seulement compilé des fiches touristiques.

J’avais réservé une auberge du côté de King’s Cross, sans réfléchir plus que ça à l’ambiance du lieu. Belle leçon : l’endroit était surtout connu pour ses soirées, et mes premières heures de sommeil ont été rythmées par les éclats de rire du bar au rez-de-chaussée. Le lendemain, j’ai compris pourquoi les meilleures auberges soignent autant cet équilibre entre vie sociale et repos. Comme le note Quentin sur son blog, « l’ambiance est un autre point fort, les auberges favorisent les échanges entre voyageurs », à condition de choisir un établissement qui ménage aussi des espaces calmes.

Quel quartier choisir pour dormir en auberge à Londres ?

En solo, l’emplacement compte davantage que pour un couple ou un groupe. On rentre parfois seule le soir, on multiplie les allers-retours, et chaque trajet pèse sur le moral autant que sur le budget. Je privilégie désormais une auberge proche d’une station bien reliée, dans un quartier vivant mais pas exclusivement nocturne. À Londres, un bon repère local fait gagner un temps précieux, et m’évite de réserver à l’aveugle comme à mes débuts.

Première nuit en auberge : qu’est-ce que j’aurais aimé savoir ?

Quelques réflexes transforment l’expérience, et je les ai presque tous appris à mes dépens.

  1. Emporter des bouchons d’oreilles. Je les ai oubliés cette fameuse nuit londonienne, et je m’en suis mordu les doigts jusqu’au petit matin. Depuis, ils ne quittent plus ma trousse de toilette.
  2. Sécuriser ses affaires. Je réserve toujours un casier, je garde mon passeport et mon téléphone sur moi, et je ne laisse rien de précieux traîner sur un lit pendant que je visite. Rien d’anxiogène, juste un peu de bon sens qui permet de profiter l’esprit tranquille.
  3. Oser le premier mot. Proposer de cuisiner ensemble, demander un conseil d’itinéraire, accepter une partie de cartes improvisée : c’est ainsi que naissent les amitiés de voyage, parfois les plus durables. Je suis toujours en contact avec cette Australienne croisée le premier soir.

Une auberge, est-ce vraiment plus économique en solo ?

Oui, et c’est même l’un de ses plus grands atouts quand on n’a personne avec qui partager le prix d’une chambre. Entre le dortoir, la cuisine partagée pour préparer ses repas et les activités gratuites proposées sur place, les économies s’accumulent vite. C’est un sujet à part entière, que je détaille dans mon guide pour économiser de l’argent en voyageant seule.

En partant seule, on n’est jamais vraiment seule

Voyager seule ne signifie pas voyager isolée, et c’est sans doute la plus belle chose que les auberges de jeunesse m’aient apprise. En choisissant le dortoir plutôt que la chambre anonyme, on s’offre à la fois la liberté du solo et la chaleur des rencontres. Pour un premier essai, une ville sûre et accessible comme Londres reste un terrain idéal, à condition de la préparer un minimum. Le reste, les conversations imprévues, les conseils glanés au-dessus d’une casserole et les amitiés nouées en quelques heures, vient tout seul. C’est précisément ce qui rend le voyage en solitaire si addictif.

Questions fréquentes

Pourquoi choisir une auberge de jeunesse quand on voyage seul ?

Parce que c’est le mode d’hébergement le plus propice aux rencontres. Les espaces communs comme la cuisine, le salon ou les activités facilitent les échanges entre voyageurs et dissolvent la sensation de solitude. C’est aussi l’option la plus économique quand on n’a personne avec qui partager une chambre.

Qui peut séjourner dans une auberge de jeunesse ?

Tout le monde, malgré le nom. Les auberges de jeunesse ne sont plus réservées aux étudiants : elles accueillent les voyageurs de tout âge, en dortoir partagé ou en chambre privée selon les établissements.

Quelle est la différence entre un hôtel et une auberge de jeunesse ?

L’hôtel mise sur l’intimité et le confort d’une chambre privée. L’auberge de jeunesse mise sur la convivialité et le prix : on y dort souvent en dortoir partagé, avec des espaces communs qui favorisent les rencontres.

Comment se passe la première nuit en auberge de jeunesse ?

On choisit son lit dans un dortoir partagé, on range ses affaires dans un casier, et on profite des espaces communs pour faire connaissance. Pensez aux bouchons d’oreilles : le dortoir peut être bruyant, surtout dans les auberges réputées festives.

Combien coûte une auberge de jeunesse à Londres ?

Les prix varient selon la saison et le quartier, mais un lit en dortoir reste très inférieur au tarif d’une chambre d’hôtel londonienne. C’est l’une des raisons pour lesquelles Londres se prête bien à un premier voyage solo en auberge.

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